La pensée à méditer du 15 novembre 2017

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C’est décidé, je fais ma communauté !

3 Jean 1.9  - …mais Diotrèphe, qui aime à être le  premier parmi eux, ne nous reçoit point.

De nos jours, les ordinations de pasteurs sont légions et les ouvertures de communauté s’en suivent. Il semble que pour beaucoup, pasteur rime avec  reconnaissance, décideur, en bref, à l’image de Diothèphe, celui qui a toute autorité et que les autres doivent suivre.

Il y a donc beaucoup de pasteurs mais force est de constater que si peu ont un cœur pastoral. Le pasteur, dans la notion biblique du terme, n’est pas le grand manitou d’une communauté, mais il est avant tout une personne qui va prendre soin des autres et au travers de laquelle Dieu va apporter la guérison, la consolation, le conseil et si cela s’avère nécessaire, le correctif.

Ce n’est pas une fonction, c’est un cœur !

Après, bien entendu, qui dit pasteur, dit communauté. Il semblerait d’ailleurs que celles-ci poussent comme des champignons et, triste constat, pour beaucoup, c’est le même schéma (grand manitou et petites brebis n’ayant aucune possibilité de fonctionnement, si ce n’est le nettoyage des locaux). Je ne dis pas que cela est la généralité, mais nous voyons que trop ce mode de fonctionnement.

Nous lisions un post qui disait que si tant d’écoles bibliques en tout genre s’ouvraient un peu partout c’est que l’église ne faisait pas son travail. Je crois effectivement que c’est là que se trouve la difficulté. La Parole nous dit qu’il y a peu d’ouvriers dans la moisson et le Seigneur nous invite à prier à ce sujet. Cependant, si nous ouvrons une communauté avec pour seul objectif de faire notre groupe en gérant tout, nous n’allons pas aider à ce que des ouvriers se lèvent.

Pourquoi ne pas former les gens et leur donner la possibilité de se lever dans le domaine et dans les dons que Dieu a placé en eux ? Avons-nous peur qu’ils prennent notre place ? Si nous laissons les gens assis un mois, un an, deux ans… en attendant de voir le témoignage qu’ils vont donner, nous les laissons « mourir ». Quand un jeune converti est en feu pour Dieu, s’il est vrai qu’il est important de lui expliquer comment gérer ce qui brûle en lui, il faut lui donner la possibilité de laisser ce feu se manifester et embraser les autres.

Nous pouvons critiquer que beaucoup chauffent les bancs des communautés mais pour un grand nombre d’entre eux, tout a été fait pour qu’ils ne décollent surtout pas leur popotin de ces bancs. Nous voulons être des meneurs, d’accord ; mais alors discernons le potentiel de chacun et menons les gens à manifester les dons qu’ils ont reçus de la part de Dieu et ne les étouffons plus.

Bonne réflexion.

Ezéchiel 37 Ministères © Novembre 2017

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