La pensée à méditer du 7 novembre 2018

ET LE RESPECT ALORS ?

2 Samuel 12.7

 

 

Il y a quelques années maintenant, j'étais dans la salle d’attente d’un docteur et j'attendais mon tour avec deux ou trois autres personnes.

Une femme rentre avec sa fille et à ce moment même, le médecin appelle quelqu'un de la salle d'attente. La femme qui venait de rentrer dit tout de go : « Après, je passe », comme pour nous prévenir qu'elle n'attendrait pas son tour mais qu'elle passerait devant nous et que nous n'avions rien à dire. Elle l'a répété plusieurs fois bien fort à sa fille au cas où nous n'aurions pas compris. Et puis la voilà qui parle avec sa fille d'un ancien ami et qui dit : « Et bah, celui-là, je ne lui adressai plus jamais la parole et il ne mettra plus les pieds chez nous. Enfin ! Il n'a aucun respect. Le respect c'est tout de même la moindre des choses », et blablabla. Je me suis dit en moi-même : « Celle là, elle est gonflée ! ». Oui, je sais... bouuuuuuuuuu mais vous n'auriez pas pensé la même chose ? Enfin, bref, elle a fait ce qu'elle a dit et elle est passée devant tout le monde !

Cela m'a amené à réfléchir et le Seigneur m'a amenée progressivement dans une réflexion que je souhaite vous partager aujourd'hui. Ma question est : n'agissons-nous pas comme cette femme pour ne parler que d'elle ?

Certains chrétiens s'offusquent de voir comment d'autres chrétiens peuvent, sur les réseaux sociaux, se faire du mal et se faire tout un tas de réflexions plus méchantes les unes que les autres. D'autres désirant nous interpeller postent sur leur profil des femmes nues ou à demie-nues en criant que nous sommes à la fin des temps tant il y a de débauche et des mœurs corrompues. D'autres vont crier au scandale financier des communautés, etc.

Et dans la vie de chaque jour ! N'en est-il pas de même ? Nous avons si facile à pointer du doigt la faute de l'autre, verset à l'appui. Tout cela nous aveugle sur notre propre condition. Si Dieu nous disait en ce jour : « Tu es cet homme là ! Cette femme là ! » ? Probablement que cela fait un moment qu'Il essaye de nous le dire. Le psalmiste disait : « Sonde-moi ô Dieu ! 1 . Il ne disait pas : « Sonde les autres ô Dieu ! ». Il ne s'agit pas de se flageller mais juste de s'approcher de Dieu et de Lui dire : « Seigneur, change mon cœur ». C'est en tout cas, ma prière.

Bonne réflexion.

1 Psaumes 139.23

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