La pensée à méditer du 3 octobre 2018

UN COLLYRE POUR OINDRE TES YEUX !

Apocalypse 3.18

 

 

C’est dans une lettre adressée à l’église de Laodicée que ce conseil a été apporté. Ne croyez-vous pas que cette lettre aurait pu être adressée à l’Eglise actuelle ?

Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter sur « acheter un collyre pour oindre nos yeux afin que nous voyons ». Je crois que ce passage s’adresse à chacun de nous en particulier. Peut-être allez-vous me répondre : « Mais je vois très clairement ». Oui, peut-être que physiquement tu as une bonne vue, mais qu’en est-il de ta vue spirituelle d’aujourd’hui ? Que vois-tu ?

La vision que nous avons de notre état peut être parfois voilée, que cela soit par le péché qui nous enveloppe si facilement mais également par notre propre justice (je n’ai besoin de rien). Notre vision peut être déformée. Nous voyons des choses mais elles ne sont pas réellement ainsi si nous les voyons avec le regard de Dieu. Il en est ainsi de notre monde, nous voyons l’œuvre de l’ennemi et je pense que personne ne me contredira à ce sujet, mais l’œuvre de Dieu, la voyons-nous ? En parlons-nous ?

Nous pouvons avoir un mauvais angle de vision. Notre vision est portée sur notre situation, notre problème, alors que le Seigneur voudrait que nous levions les regards vers Lui d’où nous vient le secours (Psaumes 123.2).

Notre vision peut être étriquée. Je ne vois que ce qui se passe dans ma maison, ma communauté et tout me paraît bien. Mais aujourd’hui même, si je demandais à Dieu d’élargir mon champ de vision, que verrais-je ? La moisson est grande, très grande et il y a peu d’ouvriers. Cela pourrait être mon constat et pourrait m’amener à prier pour que des ouvriers se lèvent de partout non ?

Notre vision peut être complètement trouble par rapport aux temps dans lesquels nous vivons et quant à la réalité des choses spirituelles. Nous vivons des choses dans nos communautés, nous nous rassemblons, nous lisons et méditons la Parole de Dieu et nous sommes libres de pouvoir parler librement de notre foi et de la vivre mais ailleurs, pas très loin, aux portes de nos pays, qu’en est-il ? Ma vision d’aujourd’hui me permet-elle de voir que demain, la persécution sera peut-être à ma porte ?

Je crois que beaucoup d’entre nous, nous pourrons nous retrouver plus ou moins dans l’une de ces définitions de la vision. Je ne sais si vous avez déjà observé quelqu’un qui reçoit un collyre dans ses yeux, mais si oui, vous aurez pu constater qu’il doit lever la tête et surtout le regard ! En ce jour, levons-nos yeux et prions : « Seigneur, mets un collyre sur nos yeux et donne-nous de voir ! ».

Bonne réflexion.

Ezéchiel 37 Ministères © Octobre 2014