Souffle sur ces tués (troisième partie).

___________________________________________________________________________________________________________________________

 
Vous pouvez écouter la version audio
 
 

Matthieu 26.75 - Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

Dans les deux premiers articles de cette série, nous avons parlé de cette armée de tués dont Ezéchiel 37 parle. Nous avons expliqué que certains ont été tués par la médisance, d'autres par une chute dans le péché, ici nous aimerions aborder l'échec.

Pierre est un exemple que nous laisse la Parole d'un homme qui a vécu beaucoup d'échecs. Il était pécheur de métier, or la Bible nous le montre dans l'exercice de ce métier trois fois. Par deux fois, il avait travaillé toute une nuit sans rien prendre (Luc 5.5 et Jean 21.3). La troisième fois, il avait pris un seul poisson en pêchant à la ligne, et encore c'était sur une Parole du Seigneur (Matthieu 17.27). Nous pouvons constater que Pierre n'avait pas une vie professionnelle très réussie. 

Dans le « ministère », Pierre avait échoué aussi, alors que comme tous les autres disciples, il voulait être le premier. Il avait reçu du ciel une merveilleuse révélation venant directement du Père (Matthieu 16.16), fort de cette expérience il voulait « prophétiser » à Jésus qu'Il ne mourrait pas (Matthieu 16.22) ! Quelle déconvenue quand Jésus va l'apostropher sévèrement en lui disant qu'il est inspiré par le diable lui-même. Autre exemple d'échec : quand il va vouloir entrer dans un niveau de foi plus élevé et marcher sur l'eau. Il a relevé un défi mais il va échouer lamentablement et si Jésus n'était pas intervenu, il se serait noyé (Matthieu 14.30) ! L'échec le plus douloureux a été probablement celui où il a renié son Seigneur trois fois, lui qui proclamait haut et fort qu'il irait jusqu'à la mort pour le suivre, lui qui était prêt à se battre dans le jardin de Gethsémané et qui se défilait devant une simple servante. Pierre a eu le mérite d'essayer, de risquer, mais avouons-le, il devait en avoir « gros sur la patate », vous ne pensez-pas ? La bonne nouvelle, c'est que cet homme est devenu un pilier extraordinaire dans l'église primitive, qu'il a vécu des « succès » magnifiques dans l'œuvre de Dieu après ces expériences négatives.

Nous aimerions vous apporter une parole d'encouragement. Avec Dieu, l'échec ne constitue jamais le mot de la fin. Pour cela, j'aimerais que nous analysions trois formes d'échecs.

La première c'est l'échec apparent. Dieu n'a pas la notion d'échec que la pensée du monde a. Pour le monde, la réussite passe par un certain nombre de critères que la société impose. La réussite doit passer par l'aisance matérielle, la popularité, le pouvoir, l'idolâtrie... Malgré que certains êtres humains ont possédé tous cela et qu'ils ont démontré manifestement qu'ils avaient échoué en se donnant la mort, le monde n'en tire pas les leçons nécessaires. Quand Jésus est mort, la situation semblait annoncer un échec cuisant. Le faiseur de miracles avait été éradiqué. La religion traditionnelle avait triomphé en éliminant le « gêneur ». Tous ses disciples étaient dispersés et vivaient dans le trou de la peur. Dans quelques semaines, qui penserait encore à Ses prédications puissantes et Ses miracles ? L'enfer faisait la fête, le chérubin maléfique avait vaincu le Fils de Dieu ! Aujourd'hui nous savons que la mort de Christ a été la défaite finale du prince des ténèbres, que le message de Christ s'est répandu dans le monde entier et que la petite poignée de disciples du départ est devenue myriades de myriades. Bien-aimés, ne jugeons de rien avant le temps ! Nous avons peut-être le sentiment d'avoir échoué mais il n'en est rien.

La deuxième forme, c'est le sentiment d'échec du début. Si nous pensons à Moïse : Il est envoyé par l'Éternel pour une mission bien précise et il a la promesse que Dieu l'accompagne par des signes miraculeux puissants. Quel est le fruit de la première rencontre avec Pharaon ? Non seulement les Hébreux ne sont pas libérés mais leur esclavage devient encore plus pénible (Exode 5). Après viennent les dix plaies, Pharaon tergiverse mais ne cède pas. Ensuite il y a l'obstacle de la mer rouge et une fin tragique si... La réussite a été complète quand la mer rouge s'est refermée sur Pharaon et son armée ! Imaginons que Moïse se soit découragé à la première entrevue, ou à la cinquième plaie, ou même à la dixième ! La réussite prend parfois du temps, de la ténacité, de la persévérance et de la détermination. Certains ont essayé des choses mais ils ont abandonné en cours de route pensant qu'ils avaient échoués.

La troisième forme, c'est l'échec évident. Si nous revenons à Pierre, il a échoué lorsqu'il a renié Jésus trois fois. Il pensait pouvoir braver la mort par amour pour son Seigneur mais il s'est écroulé. Pourquoi ? Parce qu'il se confiait en ses propres forces. Il prenait sur lui ce que Dieu voulait faire à travers lui. Il avait besoin d'être bien au clair sur lui-même pour rentrer dans la dimension salutaire du : c'est Dieu qui fait à travers moi, je ne suis qu'un canal. C'est Lui, et Lui seul, qui crée en nous le vouloir et le faire (Philippiens 2.13).

Ces quelques lignes s'adressent à toi qui aujourd'hui as abandonné ta destinée en Dieu parce que tu crois en l'échec. Peut-être que cet échec n'est qu'apparent, mais en profondeur Dieu fait une œuvre de victoire. Peut-être tu as bien commencé mais tu t'es laissé décourager par l'opposition qui s'est levée, tu as vu la puissance de Dieu à l'œuvre par tes mains mais tu as cru que les situations ne changeront jamais. Enfin, tu as peut-être échoué lamentablement ! Tu vis dans la culpabilité, dans le sentiment que Dieu te rejette, dans le trou de la peur, dans le découragement le plus complet n'ayant personne à qui parler...

Nous voulons terminer cet article par le comment Jésus a restauré Pierre. Dans les quarante jours qui ont suivi sa résurrection, Jésus a consacré un temps tout particulier pour Pierre. Nous imaginons que Pierre avait le cœur qui battait la chamade lors de cet entretien en tête-à-tête et qu'il n'osait pas regarder Jésus dans les yeux. Ta restauration doit passer par ce face à face ! Tant que tu fuiras loin du regard du Seigneur, tu ne pourras pas être rétabli. La seule question que le Seigneur va te poser c'est : « M'aimes-tu ? ». Si tu peux répondre par l'affirmative, alors ta restauration peut être complète. Jésus n'a pas fait de reproche à Pierre et Il ne t'en fera pas non plus ! Simplement est-ce que tu L'aimes ? S'il y a une once d'amour pour le Seigneur dans ton cœur, tout est possible ! Prends courage dans ce que Pierre est devenu, c'est TON avenir si tu entres dans ce tête-à-tête avec le Seigneur. Pas besoin d'excuses, d'explications compliquées, de faux-semblants... Juste ce cœur à cœur avec le Seigneur qui t'aime, non pour ce que tu as fait ou pas fait, mais pour qui TU ES !

Avec toute notre affection.

Ezéchiel 37 Ministères © Juin 2015

___________________________________________________________________________________________________________________________

 

 
 

 

RETOUR A L'INDEX

 

RETOUR A L'ACCUEIL

 
 
 
Merci beaucoup pour votre soutien...

 

 

 
___________________________________________