Le pouvoir de nos paroles.

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1 Pierre 2.1 - Rejetez donc toute forme de méchanceté, tout mensonge, ainsi que l’hypocrisie, la jalousie et les médisances.

J'aimerais commencer cet article par une petite histoire : Baso vient d'apprendre de vilaines choses sur la vie de Walli. Il décide d'en parler avec le sage du village et lui dit : « Bonjour grand sage, j'ai des choses à te dire sur Walli ». Le sage lui répond : « As-tu vérifié si ce que tu as à me dire est juste ? ». « Non », répond Baso, « Je suis venu immédiatement te le raconter ! ». Le sage reprend : « Ce que tu vas me dire va-t-il aider Walli ? ». « Non », répond encore Baso, « Je ne suis pas venu pour çà ! ». Le sage prend la parole pour la troisième fois et dit : « Ce que tu vas me dire va consolider mon amitié pour Walli alors ? ». Baso répond un peu penaud : « Non ! ». « Si ce que tu vas me dire n'a pas été vérifié, si cela ne sert à rien et si cela ne va pas augmenter l'amour que j'ai pour mon ami, gardes-le pour toi Baso », conclut le sage...

Matthieu 18.18 -  En vérité je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié au ciel.

Nous sommes souvent loin d'imaginer le pouvoir de nos paroles. Bien-sûr Jésus s'adresse à ses proches disciples et Il ne précise pas spécialement que lier et délier se fait par la parole, mais je pourrais vous donner une suite de versets qui peuvent s'y assimiler. Proverbes 18.21 nous dit par exemple que « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue » ! Jésus nous dit aussi dans Matthieu 12.37 que « par nos paroles nous serons justifiés ou condamnés ». Sans oublier l'épître de Jacques, dans son chapitre 3, qui nous fait une description de la langue relativement peu flatteuse.

Nous n'avons pas conscience que notre façon de parler influence énormément notre vie et ce qui est encore plus sérieux : celle des autres. Je disais récemment que pour savoir l'état de notre cœur, il suffit de s'écouter parler, puisque c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle (Matthieu 12.34). Même la phycologie reconnaît que nos paroles ont un impact sur les autres et les paroles des autres sur nous, et que cet impact aura d'autant plus d'importance s’il vient d'une personne qui représente l'autorité. Parents, enseignants ou leaders d'églises, prenons conscience que nous pouvons lier ou délier nos auditeurs, les détruire ou les construire moralement, les culpabiliser ou les consoler, en fonction de comment nous leur parlons ! Mais cela veut dire aussi que je peux me lier ou me délier par mes propres paroles. Je peux, en confessant la Parole de Dieu sur moi, délié la bénédiction dans le ciel. Je peux me délier des freins, des culpabilités et des malédictions sur ma vie en proclamant haut et fort l'amour que Dieu a pour moi et ses projets de bénédictions... Évidemment, d'autres peuvent m'aider dans cette démarche mais cette vérité doit nous rendre libres.

 Jean 1.1 -  Au commencement de toutes choses, la Parole existait déjà ; celui qui est la Parole était avec Dieu, et il était Dieu.

Nous savons que Jean fait référence au Fils de Dieu, dans notre texte, qui est devenu la Parole incarnée de Dieu. Jésus a été l'exemple parfait de la Parole, Lui-même a dit qu'Il ne faisait que répéter ce que son Père Lui avait demandé de dire (Jean 14.10), accompagné des œuvres puissantes et manifestes du crédit que Dieu donnait à ses paroles. Vous êtes-vous déjà posé la question : « Que dirait Jésus à ma place ? ». C'est une très bonne question, parce qu'Il avait toujours la parole juste et à propos.

Au fil des années à son service, j'ai appris combien le Seigneur ne résonne pas du tout de la même manière que nous. Nous sommes tellement habitués à penser en noir ou blanc, en oui ou non, en bon ou mauvais que nous avons « réduit » sa façon de voir les choses à nos concepts humains. Pourtant déjà Ésaïe disait « qu'autant les cieux sont élevés de la terre, autant sa façon de penser est éloignée de la nôtre » (Esaïe 55.9), en sachant que la pensée de Dieu s'exprime par sa Parole.

Devant les personnes que nous sommes appelés à aider, nous rentrons trop souvent dans nos schémas humains, nos réponses toutes faîtes et nos listes de versets tous prêts. Si nous voulons répondre ce que Jésus dirait à ma place, il nous faut apprendre à Le connaître dans sa façon de s'exprimer, dans sa façon de voir les choses et surtout comprendre que sa Parole a toujours trois objectifs, ceux de 1 Corinthiens 14.3 : faire progresser dans la foi, encourager et consoler. Oui Jésus a eu aussi quelquefois des paroles très dures, mais elles étaient toujours destinées à ceux qui justement auraient dû démontrer cette grâce de la Parole et qui en avaient fait des rudiments humains, la lettre qui tue, bien loin du cœur du Père.

 Jacques 3.8 - Mais personne n’a jamais pu dompter la langue : elle est mauvaise et sans cesse en mouvement, elle est pleine d’un poison mortel.

Si j'ai bien compris ce que Jacques explique dans son épître, j'y vois deux choses : premièrement une invitation à prendre le contrôle de notre langue mais aussi un constat que dans le corps, qui est une image de l'Église, il est « impossible » de dompter le feu embrasant que peut entraîner la langue, nous avons bien compris qu'il s'agit de la médisance, donc la solution doit être ailleurs.

Pour nous-mêmes, il dit au verset 2 que si nous arrivons à ne plus commettre d'erreur dans ce que nous disons, nous sommes « parfaits » et remplis du fruit de l'Esprit qu'est la « maîtrise de soi ». David disait déjà : « Seigneur, surveille la porte de mes lèvres » (Psaume 141.3), donc par la prière, l'aide de Dieu et la maîtrise de soi par le fruit de l'Esprit, il doit être tout à fait possible de « limiter » la casse de nos paroles de plus en plus. Mais dans l'Église, corps du Christ, nous savons combien cette langue a été « responsable » de malédictions, de divisions, de meurtres et de querelles, normal vu qu'elle est directement inspirée par l'enfer (verset 6), avertissement très sérieux pour ceux qui se laissent utiliser de cette manière.

Où est la solution ? J'ai toujours cru que la repentance, même pour les péchés des autres, était une clé puissante. N'est-ce pas la base de l'Évangile, Jésus paie à notre place ? Nous pouvons dans un premier temps nous humilier pour ce fléau, mais il est aussi de notre devoir, à nous leaders de communautés, de faire le ménage... De consoler par la parole prophétique et le soin pastoral ceux qui ont été meurtris par ce feu mortel mais aussi de protéger la communauté, après un premier et un deuxième avertissement de ceux qui créent des divisions (Tite 3.10), qui scandalisent, qui détruisent les « petits » par leur propos empreints de jugements et de critiques. Mes ami(e)s, allons rechercher ceux qui sont dans la « nature » à cause de telles blessures et soyons pleinement bénis dans cette démarche.

 Proverbes 25.11 - Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent, Ainsi est une parole dite à propos.

Après avoir dressé un tableau assez noir de la langue, de sa puissance de destruction des vies et des communautés, j'aimerais terminé ce sujet sur une note positive en réalisant combien nous pouvons être une bénédiction si nous laissons le Seigneur nous utiliser comme un outil d'encouragement. Ésaïe 50.4, nous dit que ce prophète avait reçu une langue exercée pour soutenir par la parole ceux qui étaient abattus. Son secret ? Il était à l'écoute ! A l'écoute de son Seigneur en premier, mais ensuite aussi à l'écoute des personnes que Dieu mettait sur sa route.

Nous sommes dans un monde qui parle, parle et parle encore. Les médias transmettent toutes sortes de messages, bien souvent très négatifs ; ces paroles détruisent, insécurisent, stressent et tellement peu sont là pour être une oreille « attentive ». Si nous voulons devenir des encourageurs, nous n'avons pas besoin de faire de blabla, juste saisir la parole à propos que Dieu nous donne au bon moment pour la personne en détresse. Cette démarche touche tous les domaines du service de l'église, que ce soit l'évangélisation, le soin pastoral et même la prière. Je dis souvent à mes « étudiants » que ma première motivation pour annoncer l'Évangile, çà doit être d'aimer les perdus comme Dieu les aime. En tant que serviteur de Dieu, est-ce que je prends le temps de voir l'impact de mes prédications ? Charles Finney disait que la première motivation de la prédication, cela doit être l'amour de nos auditeurs. Enfin, dans le domaine de la prière, ramenons-nous au Seigneur la « liste de commission » ou prenons-nous le temps de l'écouter au moins un peu et de devenir un homme ou une femme selon le cœur de Dieu. Mes ami(e)s, vous pouvez faire énormément de bien autour de vous en ce jour.

Soyez pleinement bénis.

Ezéchiel 37 Ministères © Juillet 2010

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