Mieux connaître le Saint-Esprit (deuxième partie).

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1 Thessaloniciens 5.19 - N’éteignez pas l’Esprit.

Voici ce qu'écrit Oswald Chambers dans son livre « Tout pour qu'Il règne » : « La voix de l’Esprit est aussi douce que la brise, si légère qu’on ne peut la percevoir que si l’on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l’Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur, et si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l’entendrons pas, et notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l’enfant de Dieu peut le percevoir... ».

Le Saint-Esprit ne s'impose jamais ! Se mettre à son écoute demande un acte volontaire de notre part, une décision libre de nous soumettre à sa voix. Cette voix est la sagesse parfaite ; tout ce qu'Il dit est vérité et amour. Percevoir la voix de l'Esprit c'est connaître ce qu'il y a de plus élevé dans la volonté de Dieu pour notre vie. Si nous n'écoutons pas, peu à peu sa lumière s'éteindra dans notre cœur et nous raterons complètement notre destinée... Si c'est le cas, la repentance est toujours possible.

Jean 3.8 - Il souffle où il veut, le souffle, et tu entends sa voix.

J'ai pris une version inhabituelle de la Bible, la Chouraqui, pour essayer de comprendre. Ce passage est extrait de la rencontre de Nicodème avec Jésus. Il y avait un décalage évident entre la perception du docteur en Israël et le Messie qui était en face de lui. Ce qui manquait à Nicodème avant tout, c'était de percevoir la voix du Souffle. Nous savons que le Souffle fait référence à l'Esprit Saint. Combien d'entre nous ont encore du mal à entendre la voix du Souffle. Pourtant Dieu est en train de souffler de partout, comme Il le veut, nous en avons fait encore l'expérience dans une rencontre dans « l'unité », mais sommes-nous à l'écoute ?

Le plus grand problème mes amis, c'est qu'Il souffle où Il veut... aïe ! Pas où nous voulons ? : « Ben non... ». Pas comme nous aimerions qu'Il le fasse ? : « Non, encore moins... ». Même pas dans notre compréhension de la loi ? : « Non, le Souffle est illimité, rien ne peut le retenir, ni le contenir. Il vient des quatre vents, des quatre coins cardinaux, cela couvre partout... ».

Pourtant, après réflexion, oui Il peut être retenu ! Par nos programmes, nos agendas, nos montres à quartz, nos habitudes religieuses, nos façons de voir, nos divisions, nos... Depuis combien de temps n’as-tu plus entendu la voix du Souffle ? Et si tu l'as perçue, qu'en as-tu fait ? C'est peut-être le bon moment pour écouter ce que « l'Esprit dit aux églises » (Apocalypse 3.22 - Ce que le Souffle dit aux communautés - Chouraqui). Des quatre vents Il annonce le rassemblement des os desséchés, l'unité autour de Jésus le centre et le retour à l'amour d'Israël, notre frère aîné. Mais comme à l'église de Laodicée, voici ce que dit le Témoin fidèle : « Je connais ton activité ; je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais l’un ou l’autre ! » (Apocalypse 3.15). Redeviens chaud bouillant mon ami(e), et le Souffle te fera entendre sa voix.

Galates 5.16 - Voici donc ce que j’ai à vous dire : laissez le Saint-Esprit diriger votre vie et vous n’obéirez plus aux désirs de votre propre nature.

Nous pensons tous que nous sommes maîtres de nos choix, que nous prenons des décisions librement en fonction de nos goûts. Pourtant c'est en partie faux parce que notre volonté est fortement influencée par ce qui régit notre vie : soit c'est notre nature humaine esclave du péché, soit c'est le Saint-Esprit. Abandonnons aussi le cliché que la nature pécheresse ne fait que des choses vulgaires et serviles, elle est capable d'humanisme et de bonnes intentions mais sa motivation c'est d'être indépendante de Dieu et de faire les choses pour sa propre gloire.

Faisons le bilan de nos actions d'hier : combien de nos décisions étaient vraiment prises dans une liberté totale  ? Si nous avons cédé à la tentation, ce n'est pas le cas. Si nous nous sommes emportés, disputés, énervés ce n'est pas le cas (à moins que nous reconnaissions que c'est un choix délibéré de se disputer avec les autres). Au fond nous disons je vais changer, oui mais c'est impossible si le directeur de ta vie ne change pas. Nous avons besoin que le Saint-Esprit prenne le contrôle. Si nous avons une possibilité de choix c'est bien celle-là : donner notre vie à Dieu pour qu'Il la transforme et qu'Il nous mène dans la vraie liberté.

Quel paradoxe ! Les non chrétiens nous montrent du doigt en disant vous n'êtes pas libres alors qu'ils sont aveugles sur leur condition d'esclave. La vraie liberté c'est d'avoir le pouvoir de dire non à ce qui fait du tort à notre corps, à notre couple, à notre santé mentale ou affective. Si je donne le volant de ma vie au Saint-Esprit, Il ne va pas m'écraser ou m'annihiler, au contraire Il veut être « partenaire » et Il me rendra capable d'être vainqueur sur mes passions et mes dérives. C'est un coach personnel exceptionnel, Il a les clés du succès.

Galates 5.17 et 18 - Car notre propre nature a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit a des désirs contraires à ceux de notre propre nature : ils sont complètement opposés l’un à l’autre, de sorte que vous ne pouvez pas faire ce que vous voudriez. Mais si l’Esprit vous conduit, alors vous n’êtes plus soumis à la loi.

Pour bien comprendre ce que notre texte veut dire, il est important de le remettre dans son contexte historique. Les Galates, à qui s'adresse cette lettre, avaient accepté Jésus-Christ dans leur vie. Ils s'étaient ouverts tout grand à l'amour de Dieu et avaient très bien démarré leur cheminement chrétien. Pourtant, des Juifs attachés au Judaïsme les avaient troublés par les anciens rites de la Loi de Moïse. Finalement ils étaient dans la confusion, englués dans des pratiques cérémonielles et ce bel élan du départ était stoppé.

Mon propos, c'est de dire que les rites religieux et le Saint-Esprit, cela ne colle pas ensemble. La pratique de la religion, c'est l'effort humain pour essayer d'atteindre Dieu, le Saint-Esprit nous conduit dans la connaissance de l'effort de Dieu pour nous atteindre. Il y a beaucoup à dire sur « l'esprit » de la Loi, il est sec, dur et sans amour, il est fier de ses propres exploits et intransigeant envers ceux qui ont des difficultés ; quand la propre nature de l'homme prend les choses en main, c'est une catastrophe. Vivre avec le Saint-Esprit c'est très vivifiant, l'expérience de la foi se renouvelle constamment, rien ne reste figé parce que l'Esprit de Dieu déverse en nous l'amour de Dieu. Il suffit de se laisser conduire et de se réjouir de la gloire de Dieu qui se manifeste en nous, en toute humilité. La compassion du Seigneur pour les faibles et les perdus nous envahit et nous devenons une main tendue. Mes amis, ne laissons pas notre propre nature nous imposer des « tu dois » ou « tu ne dois pas », mais écoutons le Saint-Esprit nous dire : « Fais ceci et tu seras heureux ».

Galates 5.22 et 23 - Mais ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. La loi n’est certes pas contre de telles choses !

Quand nous parlons de ne plus être sous la Loi, certains réagissent en pensant que l'on peut faire n'importe quoi. Puisque nous sommes sous le régime de la grâce, allons-y gaiement, profitons de la vie sans retenue, le bon Dieu est si bon... NON ! C'est encore notre propre nature qui veut se satisfaire au détriment de la vérité biblique. Paul nous dresse une liste de ses dérives dans les versets qui précèdent notre texte : immoralité, vice, querelles et jalousie, envie et excès du boire et du manger... Il termine par un avertissement solennel : « Ceux qui agissent ainsi n’auront pas de place dans le Royaume de Dieu ! ».

Grâce ou pas grâce, il est clair qu'on ne peut pas vouer sa vie au péché impunément et qu'être rempli du Saint-Esprit se démontre, non pas par les dons, mais par une vie qui manifeste le caractère de Dieu sous l'aspect du fruit de l'Esprit. Jésus nous a dit que c'est aux fruits qu'on reconnaît l'état de santé d'un arbre (Matthieu 12.33). Nous pouvons régulièrement consulter notre baromètre spirituel en inspectant les fruits que nous portons. Cependant, je vous rappelle que la Loi ne peut pas nous aider non plus à manifester les fruits. L'application de règles strictes ne me rend pas meilleur, je suis tout aussi dominé par ma propre nature ! Nous avons un profond besoin de l'Esprit Saint de Dieu. Plus notre relation avec Lui sera saine, plus Il va manifester la vie de Dieu en nous. Il est la sève qui coule dans l'arbre pour amener les fruits à maturité. De bons fruits, bien colorés et juteux, plein de vie et de vitamines... Un être humain qui passe du temps avec le Saint-Esprit dégage naturellement autour de lui cette bonne odeur et cette fraicheur.

Ezéchiel 37 Ministères © Mai 2010

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