Je veux t'aimer.

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Jean 15.13 - Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie !

Le mot « amour » a tellement perdu de son sens aujourd'hui ! Comme le disait J.J. Goldman dans une de ses chansons : « Il y a une question dans je t'aime qui demande m'aimes-tu, toi ? ». Le « je t'aime » n'est pas pour l'autre mais pour soi, à la recherche du comble du vide de sa solitude, à la recherche de la réponse à ses besoins ; l'amour « trou noir » qui aspire tout vers son centre, ce centre étant le « nous-mêmes » ! Nous avons tous besoin d'amour, c'est une évidence et un besoin fondamental d'une humanité qui souffre de ne pas le trouver, ou si rarement. C'est là qu'intervient la manifestation de l'amour de Dieu, sublime des sublimes, montrant l'excellence de sa nature la plus profonde : Dieu est Amour ! Oui mes bien-aimés, La Parole nous montre la voie du véritable Amour, celui qui se donne sans espoir de retour, sans arrière-pensée, cadeau des cadeaux envers tous ceux qui veulent simplement accepter de se laisser aimer. Dieu a tant aimé cette humanité... (Jean 3.16).

Aimer n'est pas un beau sentiment mais une décision ! Les sentiments sont si fluctuants, gravissant des montagnes ou sombrant dans des vallées ténébreuses, tantôt passionnés, tantôt indifférents, tantôt exaltés, tantôt mélancoliques. Les sentiments ne sont pas fiables et à eux seuls, ils n'arriveront jamais à ce plus « grand amour ». Paul, dans son hymne à l'amour de 1 Corinthiens 13 nous dit que l'amour supporte patiemment la souffrance. Celui qui aime prend la décision de la porter, de l'accepter, de la dépasser, de la transcender, de la changer en bonheur et joie ! Cette souffrance vient du don de soi, du renoncement à soi pour l'autre, la mort du « moi » pour la naissance du « pour toi ». Au lieu de dire « je t'aime », nous devrions dire « je veux t'aimer ». Le « je t'aime » s'écroulera peut-être devant les circonstances de la vie, le « je veux t'aimer » jamais s'il provient d'une décision ferme, réfléchie et définitive.

Faire « don de soi » ne s'exprime pas par des paroles seulement, mais par des actes concrets et quotidiens. C'est chercher dans tous les moments de la vie ce qui va être bon pour « l'autre », ce qui va l'amener à son épanouissement personnel, à sa réalisation, à sa sécurité, à son plaisir et à sa joie... Un mot gentil, un compliment, une attention, une écoute, un cadeau, un service, prendre le temps de, un encouragement, une main tendue, un intérêt particulier, une prière ardente... autant d'occasions de faire « don de soi » ! Faire « don de soi », c'est passer du « je » au « nous », c'est penser et agir pour « notre ensemble » !

C'est puiser dans une relation intime avec Dieu la force de changer pour « l'autre » car nous savons combien dans notre nature humaine nous sommes égoïstes. C'est renoncer à l'exigence du changement de « l'autre » en s'adaptant, en cherchant à comprendre, en montrant l'exemple, en couvrant ses « fautes »... C'est uniquement dans ces conditions que vous deviendrez « un » avec votre conjoint, « un » avec les autres disciples du Seigneur, « un » avec votre Seigneur. Ce n'est pas le chemin large de la facilité, mais le chemin étroit et resserré de la volonté de Dieu.

L'être humain a oublié cette leçon pourtant tellement importante : donnez et il vous sera donné (Luc 6.38). Il cherche désespérément l'amour alors qu'il ne se trouve que dans le don. Il cherche la satisfaction alors qu'elle ne se réalise que dans la recherche de l'intérêt de « l'autre ». Plus vous déciderez de donner votre amour, plus vous en serez rempli. L'amour « trou noir » n'apporte que désillusion, pauvreté et insatisfaction, l'amour « don » apporte la sérénité, la richesse et la satisfaction intérieure du bonheur de donner, puisqu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir (Actes 20.35).

Tout ceci ne sera possible que si j'ai donné complètement ma vie à ce Dieu Amour qui se révèle dans la Bible et dans la personne de son Fils Jésus. Vivre pour soi est la plus mauvaise décision que nous pouvons prendre. « Je veux t'aimer » prend du temps, de l'effort et de l'abnégation. Il n'est pas récompensé par des avoirs, du matériel ou du prestige mais il se savoure par des sourires, des « merci », des « je veux t'aimer aussi » et un énorme « c'est bien bon et fidèle serviteur » de la part de notre Père d'amour.

Soyez profondément béni(e)s à la lecture de ces lignes 

Ezéchiel 37 Ministères © Juillet 2013

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