Bien comprendre 2 Corinthiens 5.17 !

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2 Corinthiens 5.17 - Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il y a quelques semaines, nous étions dans un groupe de maison avec 7 candidats au baptême. On m'a demandé de partager sur ce verset, que nous, chrétiens plus anciens, croyons connaître à fond alors qu'il révèle des vérités tellement profondes qu'il vaut la peine de s'y replonger. Beaucoup pensent qu'après la conversion, en vue de cette promesse, tout est réglé et que le chrétien ne devrait plus avoir de « problèmes » pour que sa vie soit conforme à cette expérience. Il en découle que malheureusement, beaucoup « galèrent » dans la réalisation de cette promesse, tenaillés en plus par la culpabilité et l'incompréhension qui s'exprime souvent dans les sermons sur la sanctification. Avant toute chose, j'aimerais dire que cette promesse est un miracle, qu'elle est du domaine du surnaturel et qu'elle doit être mise en étroite relation avec ce que Jésus a dit à Nicodème : « Il faut que vous naissiez de nouveau ! » (Jean 3.7).

Or, nous savons très bien que cette nouvelle naissance n'est pas du domaine de l'homme mais que seul l'Esprit de Dieu peut nous faire « naître de nouveau », et que cette naissance, comme toutes les autres, suit un processus de développement. Nous allons décortiquer notre verset : c'est quoi « être en Christ » ? C'est quoi « être une nouvelle créature » ? C'est quoi « les choses anciennes sont passées » ? C'est quoi enfin « toutes choses sont devenues nouvelles » ? Nous tenterons de bien faire la différence entre ce qui est une réalité éternelle et l'accomplissement de celle-ci dans notre vie quotidienne.

2 Corinthiens 5.17 - Si quelqu’un est en Christ,

Notre première question est donc : c'est quoi être en Christ ? Puisque la suite du verset découle de cette condition, c'est important de bien la définir. Etre « en » Christ est une question de position. Ce n'est pas une question de croyance, de pratiques religieuses, de faire ou ne pas faire ou ce que vous voulez, être « en » Christ c'est une position, un statut. Tu y es ou tu n'y es pas. Tu as ce statut ou tu ne l'as pas. Tous les efforts humains de sanctification personnelle ou œuvres méritoires ne l'accordent pas parce que c'est dans le sacrifice de Jésus-Christ qu'il s'obtient.

Comment cela se passe-t-il ? Tu entends parler de ce que Jésus a fait pour toi, tu es saisi par son amour envers toi, cela t'amène à changer de mentalité (repentance) et à t'engager à Le suivre à cause de cet amour (conversion) et Dieu te fait naître de nouveau par son Saint-Esprit. Voilà tu es « en » Christ. Tu es une nouvelle créature (ci-dessous nous répondrons à « c'est quoi une nouvelle créature »). Quand tu es « en » Christ, tu bénéficies de son statut à Lui et ta destinée, c'est de régner avec Lui. Le problème de ton péché est réglé, qu'il soit de ton passé, de ton présent ou de ton futur, Jésus l'a réglé à la croix pour toi, à ta place. Il a accompli toutes les exigences de la Loi, à ta place. Il s'est sanctifié Lui-même pour que tu sois sanctifié (Jean 17.19). J'ose dire ici que parce que tu es « en » Christ, Dieu t'aime, t'accepte, te considère comme son enfant bien-aimé quelques soient tes faiblesses, tes erreurs, tes manquements ou tes difficultés à saisir la victoire que donne cette position parce qu'il te voit au travers de Jésus. Ne laisse-pas la culpabilité ou le regard des autres t'empêcher de bénéficier de cette position « en » Lui. Et si tu n'as pas encore été saisi par son amour pour toi, laisse-toi toucher maintenant.

2 Corinthiens 5.17 - il est une nouvelle créature.

Nous voilà à notre deuxième question : c'est quoi être une nouvelle créature ou création ? Il faut comprendre que l'être humain n'a pas été créé pour être souillé par le péché et disons qu'au moment où Adam et Eve ont choisi de désobéir, toute la race humaine est devenue condamnable et « irrécupérable » pour Dieu. Evidemment, Dieu qui aime tellement les hommes, ne pouvait laisser les choses dans cet état. Donc Il a décidé de créer une nouvelle humanité, et cette nouvelle humanité est composée d'hommes et de femmes qui ne sont pas nés selon la volonté de l'homme mais ils sont nés de Dieu Lui-même (Jean 1.13). Cette nouvelle humanité est créée à partir de la nouvelle naissance dont nous avons déjà parlé et elle a été révélée au monde le jour de la Pentecôte, l'effusion du Saint-Esprit étant le sceau de Dieu attestant que nous faisons partie de cette nouvelle création (2 Corinthiens 1.22).

Je sais, cela semble un peu « technique » ce que je viens de dire, voici donc un exemple probablement plus parlant : Vous êtes un poisson ! Votre nature est de vivre dans l'eau, vous y êtes à l'aise comme un poisson dans l'eau, c'est le cas de le dire. Notre poisson c'est l'homme pécheur, c'est sa nature de péché, il est comme çà, il a hérité de ces ancêtres l'envie du mal. Dieu ne vient pas « rafistoler » notre poisson pour qu'il vive un peu mieux, Il en fait quelque chose de nouveau : disons un homme. La nature de cet homme, c'est de vivre autrement, il a des capacités que le poisson n'a pas et son environnement est tout différent mais... car il y a un mais, notre homme peut quelquefois encore tomber dans l'eau (le péché), cela ne veut pas dire qu'il n'est pas une nouvelle créature et qu'il est redevenu un « poisson » ! Il faut apprendre à grandir dans cette nouvelle créature que nous sommes.

2 Corinthiens 5.17 - Les choses anciennes sont passées;

« Les choses anciennes sont passées »... C'est ici que les problèmes commencent. En devenant cette « nouvelle créature » nous croyons que « çà y est, je suis parfait et je vais tout faire bien ». Comme toute naissance, la « nouvelle naissance » est un processus qui prend du temps, de l'accompagnement et de la patience. Que vous soyez parents ou pas, reprocheriez-vous à un bébé ou un jeune enfant son apprentissage de la vie. Il faut le nourrir, s'en occuper, changer les couches et lui apprendre petit à petit à grandir dans la vie ! Sur le plan spirituel, c'est exactement la même chose, le nouveau converti a besoin qu'on s'occupe de lui, qu'on l'aide dans son apprentissage de la vie avec Dieu et parfois, pour ne pas dire souvent, « il faut changer les couches ».

Jean, dans sa première épître, au chapitre 2 versets 12 à 14 nous enseigne ce principe. Il nous parle de trois catégories de « chrétiens », les petits enfants, les jeunes gens et les pères. Chaque catégorie a ses caractéristiques, les petits enfants ont besoin de deux choses fondamentales, apprendre ce qu'est le pardon de ses propres fautes et l'amour inconditionnel du Père. Je reviendrai sur les deux autres catégories plus tard mais si nous nous estimons « pères », quel est le message que nous faisons passer à ces petits enfants ? Avons-nous un discours compatissant pour les aider à se libérer de leur culpabilité ? Démontrons-nous vraiment l'amour inconditionnel du Père céleste pour eux, où les massacrons-nous à coup de « promesses divines », les plongeant encore plus dans le désarroi ? Sans oublier que ce sont les jeunes gens qui ont appris à prendre leurs victoires sur le diable et qu'il reste chez ces petits enfants bien des notions spirituelles du combat qu'ils n'ont pas encore assimilées. Evidemment, si après vingt ans de vie chrétienne, nous avons encore des petits enfants, il y a des questions à se poser, et encore est-ce de « leur faute » ? Je crie au secours mes amis, si vous êtes forts dans la foi, alléluia pour vous, laissez le temps au temps pour les petits.

2 Corinthiens 5.17 - toutes choses sont devenues nouvelles.

« Toutes choses sont devenues nouvelles » ! Oui, au delà de ce que nous avons pu dire dans les paragraphes précédents, c'est une réalité spirituelle. Avec le miracle de la nouvelle naissance, notre esprit, qui était mort, peut goûter à nouveau à la présence de Dieu, à son Saint-Esprit. Notre destinée vers l'enfer s'est changée en destinée vers la gloire. Si notre croissance dans cette nouvelle vie suit son cours normal, Dieu fera de nous des hommes faits, plein de grâce et du fruit de l'Esprit qu'est l'amour, la paix, la joie...

Dans cette croissance, il y a un stade important, c'est celui de l'adolescence spirituelle. Juste avant nous parlions des petits enfants, qui nécessite nos soins et notre attention. Mais ces enfants, un jour ou l'autre, devront affronter en face le mal (1 Jean 2.14) pour prendre leur victoire et leur libération. Là aussi, l'Église a un rôle à jouer. Nous devons enseigner la Parole libératrice, celle qui donne les clés à ces « jeunes » pour pouvoir prendre autorité dans leur propre vie. Qu'on appelle cela des liens, une influence démoniaque ou comme vous voulez, le peuple de Dieu a besoin de délivrance ! Il doit retrouver sa force et le fait que la Parole de Dieu demeure en lui. C'est avec cette Parole que Jésus a pleinement triomphé du diable et les « pères » ont pour rôle d'aider les enfants à devenir des jeunes gens, par l'enseignement, par la proclamation et par l'accompagnement spirituel. Vous saisissez la différence entre : fais un effort, tel verset dit ceci... et viens, nous allons ensemble remporter la victoire, proclame cette vérité sur ta vie et je prie avec toi jusqu'à ce que cela soit une réalité ?

Si nous voulons une église forte, elle doit être un bloc face au diable, et quand un membre souffre, tout le corps se mobilise pour enrailler la douleur. C'est à nouveau un cri que je lance : ne laissons plus personne se débrouiller tout seul dans sa souffrance.

2 Corinthiens 5.17 - Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

J'aimerais terminer cet article sur le but à atteindre. Paul nous dit que Jésus a donné les ministères pour aider chaque membre à l'atteindre (Ephésiens 4.13). Le but, c'est de devenir mature. Cette maturité se manifeste dans une grande connaissance de Celui qui est dès le commencement (1 jean 2.13) et nous y reconnaissons bien sûr Jésus, notre chef, notre leader.

Les papas et les mamans spirituels ont tous une grande connaissance de Dieu, pas théologique ou académique, mais ils ou elles ont appris à savoir comment Dieu pense parce qu'ils ou elles ont passé beaucoup de temps à l'écouter. Il leur parle souvent, pas dans le souffle violent ou le feu, mais dans le murmure doux et léger. Ils ou elles ont un cœur pour l'unité et savent se laisser utiliser par leur Seigneur pour manifester sa grâce et son amour. Ils ou elles ont beaucoup d'autorité spirituelle mais sans l'imposer ou la démontrer d'une manière spectaculaire, pourtant, bien souvent à l'abri des regards, ils ou elles remportent de grandes victoires. Si vous avez ce genre d'adultes dans votre communauté, vous allez les repérer facilement. Ils sont accueillants, plein d'amour et de douceur, même les petits enfants (physiques) viennent vers eux parce qu'ils sentent la paix, ils respirent la bonté et l'humilité.

Ces adultes ont compris la plus grande des choses : aimer (dans la définition de 1 Corinthiens 13), sans reproche ni jugement même si quelquefois ils doivent démontrer une certaine sévérité envers les « perturbateurs ». Pour eux, ils sont passés d'un être humain égoïste, rebelle et dépravé à un être spirituel altruiste, doux et plein de grâce. « Toutes choses sont devenues nouvelles », avec le temps, cette promesse prend toute sa dimension. Si vous croisez un de ces papas ou une de ces mamans ce matin, dites un grand merci à Dieu pour lui ou pour elle.

Ezéchiel 37 Ministères © Juin 2010

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