Aimer (Deuxième partie)

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1 Corinthiens 13.4 - L'amour vrai... ne connaît pas la jalousie.

Nous terminions notre premier article sur ce dilemme : Comment pouvons-nous concilier que Dieu puisse être jaloux et que l'amour ne connaît pas la jalousie ? Il y a deux facettes dans ce terme. La première se réfère à toute la frustration de Dieu face au mépris d'Israël, son épouse élue, envers sa grâce, son amour et sa bonté. Comme nous l'avons déjà dit : Dieu aime en tout temps et cet amour est profondément blessé quand son élue courre après d'autres dieux.

La deuxième facette de ce terme, c'est cette suspicion maladive de quelqu'un envers son conjoint. Cette jalousie là est destructrice parce qu'elle empêche le couple de se développer. En effet, l'amour réciproque d'un couple ne peut grandir que dans un climat de confiance. Finalement le conjoint jaloux de la sorte est malade parce que sa jalousie ne repose sur rien de concret. C'est souvent le manque de confiance en soi qui en est la cause, la comparaison avec les autres l'oblige à devenir menaçant envers l'être aimé.

Cette attitude n'a jamais empêché les « catastrophes » de se produire, au contraire elle a souvent été l'élément déclencheur. Cette « maladie » demande une vraie libération parce qu'elle n'est pas de l'amour mais le Seigneur peut briser cette chaîne.

1 Corinthiens 13.4 - Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour.

Vous avez peut être déjà observé une parade nuptiale chez des animaux. Peut-être même que vous avez vu un paon faire la roue ! C'est très beau mais assez éphémère. Dans le jeu de séduction entre êtres humains, le « chasseur » montre ses plus beaux atouts n'hésitant pas à les exagérer pour plaire, séduire et obtenir ce qu'il désire. La plastique et la beauté physique sont malheureusement trop souvent les seuls ingrédients proposés pour parler d'amour, finalement ce n'est que du sur joué. Le véritable amour ne s'attarde pas sur ces sujets de vantardise et d'orgueil, ce qu'il cherche ce sont les réalités de l'être intérieur car c'est au plus profond de l'âme de quelqu'un qu'est sa véritable beauté ou sa véritable laideur. Cette pseudo beauté, que le monde nous impose, ne sert finalement qu'à cacher le culte de la personnalité et la poursuite de la futilité. Pas étonnant qu'il y ait tant de séparations douloureuses et amères. Ne construis pas ta relation amoureuse sur la vanité de l'orgueil humain mais sur le véritable amour sincère.

1 Corinthiens 13.4 - Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux.

Vous connaissez probablement cette exclamation : Je vais lui dire ses quatre vérités. La personne qui prononce cette phrase se retranche derrière le fait qu'elle n'a pas une attitude hypocrite et qu'elle a la « franchise » de dire tout haut ce que pensent certains tout bas. Notre texte nous montre que celui qui aime n'agit pas de cette manière. Il use de beaucoup de tact et d'égards. L'important n'est pas tellement ce qu'il faut dire mais comment le dire parce que la vérité sans amour ne provoque que blessures, pire nous pouvons scandaliser et finalement perdre l'autre au lieu de le gagner. Les médias jouent un très mauvais rôle dans la « libre expression », faisant fi de la délicatesse. Ce qui compte, c'est de choquer, agresser et surtout étaler au grand jour nombre de scandales. Tellement peu de personnes sont encore droites et honnêtes derrière cette façon de faire, la vraie motivation étant le jugement et le dédain. Mes amis, si vous êtes chrétiens vous possédez la vérité ! Cependant n'en faîtes pas une raison pour mépriser ceux qui ne le sont pas et pour les marteler de versets bibliques. Ne vous fier pas aux apparences comme c'est dit dans 1 Samuel 16.07, Dieu regarde au cœur ! Regardons le cœur des personnes et nous serons surpris de voir les richesses qu'ils peuvent contenir. Aimons mes amis, aimons !

1 Corinthiens 13.5 - Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou commettre des actes inconvenants.

Et vous connaissez aussi probablement l'expression : « agir en bon père de famille ». Elle fait référence à « prendre au sérieux ses responsabilités » ou « agir avec sagesse, en adulte ». Sans avoir une attitude ringarde, aimer demande de la prévoyance et un sens profond de la responsabilité.

Dans ce cadre ci, il est important d'avoir une vision à long terme. Dieu a pour nous une vision à long terme ! Son action dans notre vie concorde avec cette vision, Il prend le temps de mettre les choses en place. Ainsi de même, dans notre relation avec les êtres qui nous sont chers, nous devons penser à ce qui est bien pour eux dans la longueur. Nous aurons une tendance naturelle à chercher le bonheur immédiat pour notre famille mais si cela met son avenir en danger, nous devons savoir dire « non ».

Agir à la légère, c'est prendre des décisions rapides, même parfois pour faire plaisir à ceux qu'on aime sans prendre en compte que nos choix vont peut-être les faire souffrir dans quelques temps. Ces choix mettent alors en péril l'affection et la confiance de ceux qui dépendent de nous. Quant à l'inconvenance, il est évident que choquer d'une manière volontaire par ses paroles ou par ses actes n'est pas une attitude aimante. La provocation et l'arrogance causent beaucoup de souffrances. Et que dire des gestes pédophiles, incestueux ou violents. Dans le cadre du ministère, nous rencontrons tant de victimes et de vies gâchées à cause de ces actes dégradants.

1 Corinthiens 13.5 - Aimer, c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son propre intérêt, insister sur ses droits.

Autre traduction dans la Bible en français courant : qui aime n'est pas égoïste ! Nous arrivons au cœur de la définition du mot Aimer car même si le dictionnaire n'en fait pas un synonyme, il est directement lié au verbe donner. Nous l'avons déjà dit, c'est parce que le Père « a aimé » le monde qu'Il a « donné » son Fils (Jean 3.16). Le don de Jésus pour que l'humanité soit sauvée est le geste suprême de l'amour de Dieu. Donc l'amour est un don qui part de celui qui aime vers les autres et non pas « un aspirateur » d'affection.

Malheureusement nous retrouvons trop souvent cette notion dans les couples, notion qui les amène bien souvent à la séparation : je l'aime, il (elle) est à moi... Pour les jeunes qui envisagent le mariage c'est aussi trop souvent le moteur : il (elle) me plaît, il (elle) va me rendre heureux(se). Pourtant, celui qui aime ne devrait pas s'accaparer l'affectif des autres, le revendiquer ; il ne devrait pas calculer l'intérêt d'une relation ou se mettre au centre. Au contraire, il devrait pleinement se donner à l'autre, chercher son bonheur et son épanouissement, le protéger et le chérir, en un mot lui faire du bien... Nous sommes à des années lumières de l'idée répandue dans la société d'aujourd'hui : Je reste avec toi tant que çà marche.

1 Corinthiens 13.5 - L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible.

Très souvent, toujours dans le cadre du ministère, nous rencontrons des personnes aigries, amères et blessées à cause d'une relation humaine qui a mal fini. Il existe beaucoup de souffrances dans l'affectif des êtres humains. Il est primordial que ces personnes blessées puissent guérir sinon le passé va les rattraper et affecter toutes leurs relations. La colère qui couve suite à une expérience malheureuse est bien humaine mais si elle reste à l'intérieur de l'âme, elle va détruire toute tentative de construction émotionnelle. A moins qu'elle ne soit d'origine héréditaire, la colère est presque toujours liée à un but affectif qui ne peut être atteint : L'absence d'amour d'un parent, père ou mère, envers son enfant... l'impossibilité de trouver un conjoint ou de s'entendre avec lui... ou encore ne pas savoir obtenir quelque chose sont du bon bois pour le feu de l'irritation. Seules la libération et la guérison par la consolation du Saint-Esprit pourront « sauver » cette personne et cela passe par une décision de « lâcher » sa frustration.

Quant à la susceptibilité, elle prend racine dans l'orgueil mais aussi parce que nous sommes ignorants de notre véritable identité. Si je sais qui je suis en Dieu, peu m'importera le regard et les critiques des autres. L'image que le Père a de moi est tellement valorisante, pleine de grâce et d'affection que je ne suis plus « esclave » de la pensée faussée des autres à mon égard. Il faudra bien un troisième article sur le sujet.

Ezéchiel 37 Ministères © Mai 2010

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